Fraternité

21/11/2015

Il y a peu de temps encore parmi les trois piliers de notre devise républicaine, Liberté et Egalité tenaient incontestablement le haut du pavé. On connaissait bien le troisième, mais il était un peu moins fréquentable. Tout au plus voulait-on bien admettre que plus de solidarité aurait été nécessaire en ces temps de crise… Mais Fraternité, vous n’y pensez pas ! Un terme « laïquement » pas très correct, avec son côté catho et ses relents de vieille sacristie ! Un peu ringard non ?

 

Il aura fallu les terribles déflagrations de ce sinistre vendredi 13 pour qu’on lui accorde à nouveau, enfin, un peu d’attention, à la faveur de gestes d’humanité mis en lumière dans ces moments dramatiques. C’est que la fraternité ne fait pas de bruit : elle se contente de petits gestes, souvent faits par des anonymes. Pas de quoi alimenter les gazettes en temps normal !

Et tout à coup, on s’aperçoit que la Fraternité éclaire d’une lumière nouvelle la Liberté et l’Egalité. Presque joyeux d’avoir redécouvert ce que l’on aurait peut-être pas dû oublier, on se sent alors vraiment Humain, vivant et debout !

 

 

Pour les 30 ans du Domaine Rotier, et toute proportion gardée, à la modeste mesure de nos modestes moyens, c’est un vrai moment de fraternité que nous avons vécu dans nos caves, vendredi soir vin(gt) novembre. Notre façon à nous de résister, de faire notre part du travail, à la façon des colibris, chers à Pierre Rabhi.JP Bonsirven

Jean Pierre Bonsirven y fut pour beaucoup, lui qui revient à la chanson après plus de dix ans d’absence et quelques moments difficiles. Il n’a rien perdu de sa voix chaude et grave. Ses belles mélodies et ses paroles, simples, fortes et vraies, parlent toujours autant d’humanité et réchauffent le cœur et l’âme.

 

Qui sait si nos trois cuvées Renaissance, bues avec juste raison, et accompagnées de délicieuses bouchées, salées et sucrées, n’auront pas aussi servi de catalyseur…Moment de partage

 

Ce fut en tout cas une soirée unique, de ces moments que l’on voudrait voir durer toujours… Sans doute parce que faits de joie, de simplicité et de fraternité, ils ont un petit goût d’éternité !

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